La nomophobie, la peur d’être déconnecté

La nomophobie, la peur d’être déconnecté

Le terme est apparu il y a une dizaine d’années au Royaume Uni, c’est une contraction de « No Mobile phone Phobia », c’est la peur irrationnelle d’oublier son smartphone, de le perdre ou de ne plus pouvoir s’en servir. Elle décrit l’état psychologique dans lequel se trouve une personne qui craint de ne plus être connectée à son téléphone portable, perdre son portable peut provoquer un stress important chez certains utilisateurs dépendants.

Qui est concerné ?

Ce sont les adolescents et les jeunes adultes qui sont les plus exposés selon les sondages. 77% des jeunes ont ainsi déclaré être anxieux lorsqu’ils n’avaient pas accès à leur téléphone portable. Une dépendance qu’ils cultivent au quotidien puisque 20% des étudiants passaient, en 2018, plus de 6h par jour sur leur portable. Comme d’autres phobies, la nomophobie se développe d’avantage chez une personne qui souffre déjà de troubles anxieux, dont l’estime de soi est faible, d’une grande extraversion ou introversion.

Certaines professionnels nuancent toutefois le terme de « phobie » et préfèrent parler « d’addiction ».

Quels en sont les signes ?

Les signes observés sont une anxiété accrue, une agitation inhabituelle, une désorientation et une altération respiratoire. Le besoin de connexion permanente a aussi des effets délétères sur la vie sociale, professionnelle et personnelle, une santé en perte de vitesse par le manque de sommeil, le manque d’exerces physiques, baisse du système immunitaire engendré par le stress, maladie de Quervain et ténosynovite (inflammations des tendons du pouce de la main, les sms à répétition étant  une source de souffrance pour les articulations)… On peut y ajouter le syndrome de l’œil sec, avoir des yeux rivés sur un écran de petite taille peut induire une réduction du nombre de clignements d’environ un tiers qui peut provoquer une modification importante de la production de larmes  et causer des dommages aux yeux.

Alors vous sentez vous concerné si vous vérifiez sans arrêt votre portable pour savoir si le signal wifi fonctionne correctement ?

Votre stress augmente t’il si la batterie est en train de se décharger ou pire est en panne, si vous êtes parti en weekend sans votre chargeur ?

Il existe aussi le « syndrome du téléphone fantôme », impression que le téléphone est en train de vibrer, impression d’entendre son téléphone sonner alors qu’il en est rien. Attention, l’addiction n’est peut-être pas loin.. .

Quelles solutions ?

La première étape est de comptabiliser votre d’utilisation quotidien sur une semaine. Progressivement habituez- vous à vivre sans votre smartphone plusieurs fois par jour ou en mettant le mode « avion ».

Apprenez à sortir sans votre smartphone en soirée ou en weekend. La nuit, éteignez le, notre cerveau n’est pas adapté pour absorber toutes ces ondes de façon continue. Notre cerveau a besoin de repos pour se régénérer. Sans être alarmiste, le nombre de tumeurs cérébrales sont en hausse chez les adultes mais aussi chez les enfants et rien n’est dû au hasard…

Il ne s’agit pas de diaboliser la connexion mais prendre conscience que mal doser et rentrer dans la dépendance peut être la cause de maladies de civilisation en pleine expansion.

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